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L’Arche de Noé de la patate / Semblables mais non identiques / Véritables patates andines / Graines de patates / Curiosités /
 
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Véritables patates andines
Dans les Andes, la culture des patates remonte à des milliers d’années: les patates sont le symbole même de la culture agricole et gastronomique des populations andines. Chaque famille avait "sa" patate et le savoir lié à ce type particulier de tubercule était transmis de génération en génération. Grâce à cela, les variétés de patate se multiplièrent en donnant naissance à une biodiversité extraordinaire (souvent, les tubercules prenaient le nom des familles qui les cultivaient). Malheureusement, cette richesse a été en grande partie perdue. Cependant, il existe de petites communautés d’agriculteurs qui tiennent bon. Il y a un an., les communautés indigènes andines réunies dans l’association ANDES - Association pour la Nature et le Développement Durable - ont signé un accord historique avec le CIP, qui s’est engagé à ouvrir sans réserve les portes de la banque des graines du Centre aux populations locales.
Certaines collectivités d’agriculteurs andins font partie de Slow Food www.slowfood.com, une association internationale à but non lucratif fondée en 1989 pour soutenir la culture eno-gastronomique de la biodiversité et d’une agriculture respectueuse de l’environnement.

Au Pérou, dans les régions centrales et méridionales du pays, une filiale de Slow Food opère en collaboration avec l’Asociación Nacional de Productores Ecológicos (ANPE). Les variétés locales de patates cultivées sont au nombre de cinq, parmi lesquelles se trouvent les locka et les ococuri : ce sont les patates les plus hautes du monde, cultivées sur des terrains en terrasses entre 3800 et 4200 m d’altitude. Ces patates appartiennent au genre "amer", c’est-à-dire qu’elles ne peuvent se consommer qu’après transformation (déshydratées ou séchées).
Le rôle des patates amères est très important dans l’alimentation locale car, grâce aux techniques traditionnelles, elles se conservent pendant de nombreuses années. La préparation la plus diffusée est le " chuño", aussi appelé "tunta" ou "morata": papas congelées, hydratées, écrasées et mises à sécher au soleil.
Toujours au Pérou, dans la région andine de Cajamarca, une communauté se consacre à la culture de tubercules autochtones comme le manioc, le camote - une racine douce orange - et l’oca, qui, originaire de la Cordillère, était déjà l’aliment de base des Incas.
En Argentine, une communauté de descendants de groupes amérindiens défend ses propres racines andines en cultivant des patates. A Quebrada de Humahuaca, à une altitude comprise entre 2100 et 3800 mètres, cette communauté cultive entre autres la "papa azul", un tubercule très doux à la peau bleu foncé tachetée de blanc, et la "papa señorita", à la peau blanche tachetée de rose.

Terre Mère
Ces trois communautés font partie de la "Communauté de la Nourriture de la Terre Mère" www.terramadre2004.org/terramadre/welcome.html, une initiative de rencontre signée Slow Food.
Des agriculteurs de Ringerikspotet, une petite communauté qui cultive une petite patate au Nord d’Oslo, en Norvège, aux paysans d’Ambohimiadana, qui cultivent des tubercules dans les rizières de Madagascar, 5000 personnes provenant du monde entier ont comparé leurs connaissances. Voici trois projets de récupération de leurs traditions mis en œuvre par quelques "Communautés da la Nourriture" centrées autour de la patate disséminées de par le monde:

Brésil
Les Indios Krahô habitent 16 villages dans une réserve au Nord-Est de l’état de Tocantins. Grâce à une banque des graines, l’EMBRAPA, ils ont pu recouvrer leur propre mémoire agricole en replantant de nombreuses variétés traditionnelles qui avaient été perdues. Aujourd’hui, la communauté produit de la farine de patate douce: les batates sont enveloppées dans des feuilles de bananiers et cuites sur la braise. Grâce à elles, on peut obtenir une farine qui, après avoir séché sur des tapis de feuilles de palmier pendant trois jours, peut se conserver pendant une année entière.


Ouganda

La mission de base de "Cape of Good Hope" est de soutenir les enfants orphelins et les personnes âgées. L’organisation promeut auprès des familles une agriculture durable et centrée autour de la récupération de l’igname, une culture jadis primaire, comme alternative à la consommation du grain, dont les prix sont exorbitants.

Nouvelle Zélande

La kumara, une patate douce de la Polynésie, est peut-être actuellement la patate la plus populaire de la Nouvelle Zélande. Elle fut introduite il y a mille ans par les Maoris, qui devinrent des spécialistes de sa culture. Cependant, aujourd’hui, ils ne savent plus la cultiver. Graham Harris (Prix Slow Food pour la Biodiversité) a aidé les communautés Maoris à reprendre contact avec leurs propres traditions agricoles et à reprendre la culture de leurs patates, qui sont particulièrement résistantes aux maladies.

 

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